03 juin 2008

Auby, mon village

 

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Pourquoi suis-je attaché à Auby, mon village natal ?

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" Je ne saurais répondre à cette question sans plonger dans mes souvenirs d’une époque où, parti dans la Nièvre avec ma famille pour suivre le travail de mon père, je revenais en vacances à Auby chez l’une ou l’autre de mes grands-mères."
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" J’ai ainsi connu ce qui n’était alors qu’un petit village, avec de nombreuses fermes, des champs de blé qu’on aimait longer, mes cousins et moi, en passant par les “voyettes”(1). On entendait chanter les alouettes très haut au-dessus de nos têtes, et le nez en l’air on tentait de les apercevoir en machouillant un grain de blé en guise de chewing-gum."
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" Nos aventures débutaient souvent à partir de la butte du calvaire au bout de la rue de mémère Charlotte. On passait sous le pont du chemin de fer des mines et on s’amusait à glisser le long du tablier du pont qui nous servait de toboggan. Gare aux fonds de culottes ! Et puis on faisait des concours de saut au dessus du ruisseau qui courait tout au long du remblai. Et l’un ou l’autre finissait bien par se retrouver les fesses dans l’eau sous les éclats de rire."
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" Tu tuuut ! Le train, le train ! Fini de rire. On revenait vite sous le pont avant l'arrivée du train, puis on attendait collés contre le mur pour sentir les vibrations du lourd convoi au moment où il passait sur le pont dans un vacarme d'enfer. Les yeux fermés, on jouait ainsi à se faire peur. Avant que le dernier wagon soit passé, on courait vite sur le petit sentier qui séparait le champ du remblai pour rattraper le train puis on progressait silencieusement en se cachant derrière les bosquets et les fourrés pour ne pas être vus de Jules, le mécanicien (2), et là on devenait les indiens Sioux prêts à attaquer un train du Far-West. Et de loin on suivait le convoi qu’on délaissait aux abords du bois du marais du Lieu, que les anciens appelaient le bois des Asturies. C’était alors le début d’une longue partie de cache-cache dans le bois, avant de rentrer goûter : des tartines sur lesquelles on étalait des carrés de chocolat que ma tante Florentine faisait fondre sur du papier sulfurisé, directement sur le dessus du poêle flamand qui trônait dans le coin de la cuisine..."
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notes : (1) les voyettes étaient des sentiers qui passaient entre les jardins et les champs. Bon nombre de jardins avaient d’ailleurs une porte donnant sur la voyette et les gens qui empruntaient ces raccourcis pour aller dans le centre du village disaient souvent qu’ils passaient “par derrière ches gardins”. Il reste aujourd’hui encore quelques bouts de ces vestiges du passé rural, transformés en ruelles.
(2) Jules DEHOURS était mécanicien aux Houillères et il conduisait le train qui reliait la fosse 8 à la fosse 9.

 

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Certains se demandent sans doute :  " Mais où se trouve donc Auby ? "

Auby   (code Insee : 59028) (code postal : 59950)
se trouve en France, dans le département du Nord, entre Douai (59) et Hénin-Beaumont (62)
- à 7,5 km au nord-ouest de Douai
- à 8,5 km à l’est d’Hénin-Beaumont.

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Auby_ech2

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La commune d’Auby est limitée :
- à l’ouest par Courcelles-les-Lens (62) ;
- au nord par Evin-Malmaison (62), Leforest (62), Raimbeaucourt (59) ;
- à l’est par Roost-Warendin (59) ;
- au sud par Flers-en-Escrebieux (59).

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Auby_ech1

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545px-Blason-59 Auby

Blason d'Auby

Écartelé : aux 1er et 4e, d'argent à l'aigle éployée de sable, becquée et membrée de gueules ;

aux 2e et 3e, contre-écartelé d'or et de sable.

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Posté par dherlant à 15:38 - Auby - Commentaires [0] - Permalien [#]
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